Freestyle, thème : Le monde tourne à l'envers

Les hommes d'église censés prêcher la bonne parole, violent des enfants
Les extrémistes au nom de Dieu font couler le sang de personnes innocentes
Les gamines se déguisent, veulent devenir des femmes, avant leur 15 ans.
Les adolescentes cachent des couilles dans leurs string, deviennent violentes.
Internet te trouve des potes, que tu ne croisera jamais dans la vrai vie
Un journal intime devient un blog, exposer aux yeux de n'importe qui.
L'état vend légalement des produits dangereux qui décime la population.
Il laisse crever des sans abris, mais pour le tsunami trouve des millions.
La télé prend la place des parents, elle apprend comment élever les enfants.
Les gamins de 10 ans se prennent pour des grands, veulent déjà de l'argent.
La police, hier censée nous protéger, remplace aujourd'hui les coupables.
Le pire c'est qu'on s'est habitués, même leur bavures deviennent banales.
L'homme veut contrôler la nature, sans prendre soin de l'environnement.
Il ne pense plus à son futur, mais veut seulement préserver son présent.
# Posté le dimanche 17 décembre 2006 14:46
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:20

Ce texte est une succession d'excuses pour les principales erreurs que j'ai comises...

PARDONNEZ-MOI

Pardonnez-moi Ju et Caro, même s'il est un peu tard,
D'avoir bousillé les vacances en Ardèche
C'est vrai qu'on a tous laissé exploser le pétard
Mais j'ai été le seul a allumer la mèche.
Pardonnez-moi d'avoir foutu en l'air ma scolarité
D'avoir eu la flemme d'exploiter mes capacités.
Pardonnez-moi pour les nombreuses fois ou je vous ai menti,
Ce n'était pas contre vous, je voulais juste enjoliver ma vie.
Pardonnez-moi mes changements d'humeur si pathétique,
D'avoir été bien trop longtemps une personne lunatique.
Pardonnez-moi pour toutes les choses que j'ai cassées,
Ma réputation de Gaston me précède partout où je vais,
Mais vous savez tous que je ne le fais pas exprès,
Rappelle toi Fab cette lampe que j'ai sauvée.
Pardonnez-moi si un jour je vous ai blesser,
Par mon attitude ou ma façon de penser.
Pardonnez-moi si mon humour vous a parfois choqué,
Mais sachez qu'à aucun moment je ne voulais me moquer,
Je fais parti de ceux qui pensent que l'on peut rire de tout
Tout ce que je voulais c'était me marrer un bon coup.
Pardonnez-moi d'avoir parler lorsqu'il fallait se taire
Et de n'avoir rien dit les fois où c'était le contraire.
Pardonnez-moi si des fois le soleil s'est couché trop vite,
Ou même s'il n'a pas toujours briller à son zénith.
Pardonnez-moi d'être possessif, de ne pas toujours vous faire confiance,
Mais c'est qu'un amour excessif, fait parfois naitre de la méfiance.
Pardonnez-moi si tant de fois j'ai préféré l'amitié à l'amour,
Mais c'est qu'elle, j'étais sur de la croiser tous les jours.
Pardonnez-moi si je n'ai que ces mots à vous offrir,
Pardonnez-moi de n'avoir jamais pu vous les dire.
Pardonnez-moi d'être sur que ce texte ne sera jamais fini,
Car j'aurais d'autres choses à me faire pardonner dans ma vie.
# Posté le lundi 30 octobre 2006 09:38
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:20

Pour ceux qui pensent encore que le rap n'est pas plein de bon sens, quelques extraits de chansons...

J'voulais apprendre à donner, j'ai appris à tout manger,
Apprendre à pardonner, j'ai appris à me venger.
J'voulais apprendre à aimer, j'ai appris à haïr
J'ne voulais pas ramer, j'l'ai fais avec un gros navire.
J'ai voulu éviter la pluie, j'l'ai affrontée en T-shirt,
J'la voulais pour la vie, je ne l'ai eu que pour un flirt...
Soprano - Comme une bouteille à la mer

On nous apprend à être droit comme la tour Eiffel,
on fini penché comme celle de Pise...
Psy4 de la rime - Sale bête

T'as les pieds dans la merde mais certains y sont jusqu'au cou,
Remercie le ciel si aujourd'hui t'es encore debout !
Sniper - Merci maman

J'ai souvent l'air ailleurs, en fait je suis nul part...
Akhetto

Le mensonge est l'arme de l'intelligent,
Les médias l'ont compris,
Se l'approprient,
Et l'utilisent à tes dépends...
Sniper - Visions chaotiques

L'océan devient noir, le fric devient sale,
Grâce à Total, vous n'irez plus à la plage par hasard...
Sniper - visions chaotiques

Les rêves partent en fumée, certains fuient leurs soucis en fumant, d'autres n'en voient pas l'interêt, avec la vie veulent en finir. Grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur. Si demain j'meurs sans honneur, c'est que tous ces rêves n'étaient qu'un leurre...
ATK - Les rêves partent en fumée

Si vous aimez d'autres phrases mettez les dans les commentaires...
# Posté le lundi 30 octobre 2006 09:18
Modifié le samedi 31 mai 2008 11:03

Ceci n'est pas autobiographique

MIREILLE


Il fait nuit, il est seul dans le froid, la lune éclaire ses pas. Il marche dans la petite allée où des pissenlits s'efforcent de pousser. Il se dirige vers la demeure de celle qu'il va retrouver, il y a des plantes partout. Les parents de cette femme sont ou ont du être riches car cette demeure est grande comparée à celles alentours. Elle est ornée de quatre piliers. Il s'approche et ouvre la porte sans frapper, il n'en voit pas l'utilité. Celle-ci grince, résiste, avant de s'avouer finalement vaincu. Il entre. Il ouvre et elle est là, elle ne bouge pas, comme si elle l'attendait. Il veut l'embrasser, mais se ravise, il préfère attendre la fin du repas. Il sort de son sac-à-dos une nappe et improvise une table. Il sort une grande boite en plastique contenant le repas : une salade composée. Une bouteille de vin est placée au centre de la table, il sert deux verre et trinque. Il prend une gorgée et la déguste comme un grand oenologue. Elle ne boit pas. Il ne dit rien, il a l'habitude. Il mange une feuille de salade, elle ne mange pas. Il essaye de lui parler, mais elle ne répond pas. Il s'en moque, il n'est pas venu pour lui faire la conversation. Il la dévisage, tout en glissant sa main sur sa cuisse. Elle ne bouge pas, se laisse faire. Il abandonne le repas et, tout doucement, il la lève et la déshabille. Une fois nue, il la laisse retombée sur le sol. Lui aussi se déshabille, mais plus rapidement. Ils lui caresse le bout des seins, ils sont durs. Il prend ses mains et les placent sur son corps. Il les fait délicatement glisser du haut de son torse jusqu'à son sexe, déjà en érection. Il sourit, d'un de ses sourires coquins et malicieux. Il s'allonge sur elle et, sans préliminaires, la pénètre. Elle continu à se laisser faire. Il entame un rapide va et vient. Il regarde sa partenaire, soumise, sa tête se balançant d'avant en arrière. Les yeux de cette dernière sont vitreux, son corps se réchauffe. Ce qui a pour effet d'exciter encore plus son compagnon. Celui-ci, essoufflé, respire très fort. Au comble du plaisir, il finit par jouir en elle. Il reste là, allongé près d'elle plus d'une minute. Puis il se relève et se rhabille. Il se rapproche d'elle et, délicatement, la rhabille elle aussi. Il la porte jusqu'à son dernier lit puis, toujours doucement, referme son cercueil. Il prend son sac-à-dos, ramasse la nappe en boule, puis sort. Il referme la porte du caveau, au-dessus duquel est inscrit sur une plaque en marbre :"Bamaro Mireille, 1948-2001". Il réemprunte l'allée et sort du cimetière. Elle lui a plu, il reviendra...
# Posté le vendredi 13 octobre 2006 10:07
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:19

Une autre nouvelle

LA GRANDE COURSE


Mickaël : Et merde, merde, il s'est déchiré !
Kathy : Qu'est ce qu'on fait ?

Je vais vous raconter un histoire, elle ressemble un peu à celle de " Marche ou crève " de Stephen King : " Ils sont cent au départ et un seul à l'arrivée ", sauf que dans ce cas précis, ils sont un peu plus nombreux. Mais commençons par le commencement...

Ca y est , le départ est enfin donné, c'est parti ! Nous sommes très nombreux, une véritable masse que je ne peut compter. Tant de candidats pour un seul but, mais quel but ! Le plus beau que l'on puisse rêver. J'ai pris un bon départ, je suis dans le groupe de tête. Nous avançons très rapidement, ne pensant qu'à l'arrivée, c'est ce qu'il faut faire, la motivation est peut-être l'une des clés de la victoire. Je ménage mes efforts sans pour autant perdre de la vitesse ni du temps, c'est ce qui est le plus important, la clé de voûte à cet incroyable édifice. Le temps, il joue contre nous, contre moi ! Je regarde derrière moi, je vois des adversaires au loin qui ne le seront plus, ils ont trop ménagé leur départ, ils vont se perdre. La route n'étant pas balisée, dès qu'ils ne nous verront plus, ils sauront alors que tout sera perdu pour eux, ils n'auront aucun moyen de nous rattraper. Je m'aperçois que mes pensées, inconsciemment, me ralentissent car je me fais distancer. J'essaie d'accélérer l'allure, mais je me résigne intelligemment, car devant moi, certains candidats ont oubliés leurs cervelles pour en venir aux mains. Je n'en revient pas, c'est fou ce que la compétition, la rage de vaincre nous fait faire. Ce sont de véritable combats aux corps à corps qui se déroulent sous mes yeux. Des dizaines de concurrents s'entretuent, on dirait une guerre, sauf qu'ici, il n'y a pas d'armes. Mais il y a quand même des dégâts, de très nombreux adversaires tombent, et en les dépassant, j'en voient qui succombent de leurs blessures. Je devrais me révulser face à ses actes, crier au scandale, au meurtre, essayer de tout arrêter, mais paradoxalement, je sais que moi aussi je risque d'en arriver là car je suis prêt à tout pour être le premier. Mais pour le moment je préfère rester concentré, je décide donc que désormais, je détournerais le regard à la vue de chaque combats et combattants. Après tout, ce ne sont pas des amis. Nous nous sommes déjà vu maintes fois, mais nous ne nous sommes jamais parlé. L'esprit de compétition peut-être. de ce fait je n'attend aucune retenue, aucune aide ni aucun secours. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé depuis le départ. Les quelques-uns qui, comme moi, ont décidés de ne pas perdre de temps et sont restés concentrés sur leur but, le but, accélèrent. Je les rattrape, et je commence à ressentir comme une ivresse. Je ne suis pas le seul, nous sentons tous que l'arrivée est proche. La tension est palpable, certains, débousselés, tournent au mauvais endroit.Nous ne sommes plus qu'une petite vingtaine maintenant, c'est impressionnant le nombre de candidats qui ont disparus, ils sont surement morts ou perdus. Nous voyons enfin l'arrivée, c'est un gigantèsque sphère. Je n'ai jamais vu ça ! Elle mesure au moins trente fois notre taille, elle est immense ! La dernière étape, nous a t'on dit, est de trouver un moyen d'entrer. Nous dispersons, chacun cherchant une fissure, ou un petit trou à agrandir. Je palpe la coque de l'immense globe, elle a l'air robuste, je ne sais pas de quoi elle est faite. Ne trouvant aucune alvéole, je décide d'arrêter de perdre du temps et j'essaye d'entrer par mes propres moyens, c'est visiblement la seule solution. J'en vois qui ont pris la même décision que moi, mais il en reste quand même quelques-uns qui continuent de tourner autour de la sphère. Je frappe de toutes mes forces sur la surface. J'ai l'impression que ça ne sert à rien, mais après plusieurs rafales de coups, je vois une fissure se former lentement. Je frappe de plus en plus fort, celà mpe fait horriblement mal, mais qu'importe, à ce rythme dans moins d'une minute je serais à l'intérieur et tout sera fini, ou plutôt tout commencera. Je tourne la tête et je m'aperçois qu'un de mes concurrents à lui aussi réussi à faire une brèche. Il faut que je me dépêche, il ne doit pas rentrer avant moi, je ne peut pas tout perdre maintenant. Le trou s'agrandit, je force et parvient à glisser ma tête, mais je ne passe pas complètement, ce que je vois à l'intérieur est magnifique. Il faut absolument que je gagne, ce qui se trouve dans la sphère est merveilleux ! Je recule et vois mon adversaire qui lui aussi essaye d'entrer entièrement. Je dois tout donner, alors je prends de l'élan, et sans retenue, plonge dans le trou. Je me sens passer, enfin ! Mais une douleur fulgurante m'assaille, comme si mon corps s'était coupé en deux... C'est maintenant sans importance, je suis entré, je suis le premier, c'est un miracle !

Il n'y avait rien à faire Kathy, le miracle a eu lieu : le miracle de la vie...
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# Posté le vendredi 13 octobre 2006 09:51
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:19