Mon ange... Encore et toujours...

J'ai pris G.C.M. comme référence, et son talent comme modèle,
Si t'as Sniper comme préférence, je vais t'étaler les mots d'"Elle"...
Sur mes mots t'as la main mise, j 'emm... ceux que ce texte amuse,
La mélancolie n'est plus admise depuis que tu es devenue ma muse...
Si on compare ma vie maintenant avec certaines de mes lyriques,
On verrai que ces changements m'auront été plus que bénéfiques...
Le bonheur a innondé mes rimes, j'ai eu mon averse tsunamique,
Je ne vois plus, enfin, la fin des films, j'découvre leurs génériques !
Dans le ciment frais de l'amour, je viens de poser mon empreinte,
Heureux de la voir gravée pour toujours, de ça je suis sans craintes...
J'étais rempli de doutes et puis le bonheur t'a mise sur mon trajet,
Parti pour une longue route, j'ignorerai tous les regards outragés...
Au tribunal de la gentillesse l'élue de mon coeur plaidera coupable,
Témoin de toute sa tendresse : elle a extorsionné un sentimental...
Après mon coeur, mes poumons se préparent déjà à t'remercier,
J'ai enfin réduit ma consommation et je compte bientôt m'arrêter...
Tu perds la raison à chaque fois que j'imite la tête du "Chat Potté",
Pour construire notre future maison, j'aspire à devenir charpentier !
On aura soit notre cabane en bois, soit celle avec le grand jacuzzi...
Que ce soit dans l'froid du Canada, ou dans la chaleur d'la Kabylie...
J'ai tout le temps envie d'insulter le temps, car ce petit salopard :
Il accèlère quand on se parle puis ralenti dès qu'on se sépare !
Si tu avais vu "Ghost", je ne te dirais pas "Tout pareil" mais idem...
Si tu croisais mes potes, ils te diraient : "Cette fille : Nico il l'aime !"
Comme Cali l'a si bien dit : "Je serais docile au bout de ma laisse"!
J'suis plus ici, j'ai décollé du sol depuis qu'mon coeur est en liesse...
Y en a qu'ça dérange, apparement mon esprit est juste de passage,
Je sors avec un ange... Voilà pourquoi j'ai la tête dans les nuages !
Et même si je sais au fond de moi que l'amitié a toujours été fidèle,
Les gars m'obligez pas à faire un choix, car s'il le faut j'décide elle...
Je l'ai clamé à tout le monde : dans mon dos il a poussé des ailes,
Arrête de faire la modeste mon coeur, car je te l'jure : t'es si belle !
Dès qu't'apparais j'affiche mon r'gard débile et ma raison s'débine,
Dans mon esprit des films défilent, j'te f'rrais partager les bobines...

Ma tristesse je l'ai boycotté, j'ai tiré un grand trait sur tout ça,
Quand t'es à mes côtés, je me fous de tout et de tous, sauf de toi !
Victime de mes envies sages, je rêve d'une vie d'songes,
Voilà comment j'l'envisage : heureuse et sans mensonges...

Je me fous de ces regards moqueurs quand je t'appelle "mon coeur",
De ma joie t'es devenue le moteur, tant pis si on m'traite de menteur...
J'ai jamais eu beaucoup d'chance, mais d'te rencontrer a compensé :
Ta douceur me comble d'aisance, me fait du bien rien qu'd'y penser !
Pris dans l'ivresse des sens, j'me retiens pour n'rien faire d'insensé,
J'ai fait taire mon impatience, j'te l'assure tu n'as pas à t'en soucier...
Mes intentions sont nobles je te l'jure, pour toi je serais au p'tits soins,
L'amour rend aveugle alors j'ai pris d'avance un RDV chez l'opticien...
Je récolte chaque soir le bonheur que chaque journée tu m'as semé,
T'as réussi à conquérir mon coeur... Maintenant à toi de m'assumer !
Je ne veux pas te faire peur... Mais ça va être dur je peux te l'assurer,
Bien sur, je plaisante mon ange ! enfin si j'dis ça c'est pour t'rassurer...
Sur le chemin de la joie on se balade et l'allégresse guide nos pas,
Nous attendons notre première engueulade mais celle-ci ne vient pas...
C'est juste qu'il n'y a aucun reproche qui me vient, et ça "Je le pense !"
Toute façon on sait d'jà qu'on s'attendra pour s'excuser à La Défense...
J'ai été triste en affaire, alors j'ai décidé d'payer ce bonheur comptant !
Nos avis rarement diffèrent, de toutes nos discussions je sors content...
Dehors ou quand on s'enferme, je passe constamment du bon temps,
On a tant d'choses à faire, j'me demande si on vivra assez longtemps...
La routine veille, de mon âme t'es le soleil et le bonheur m'émerveille :
Dès l'réveil j'appercois ta beauté qui s'révèle, et les nuits je rêve d'elle...
Dans tes nuisettes ton corps tu décores, en mettant de côté ta réserve,
Elles f'raient palpiter plus d'un coeur, mais c'est à moi qu'tu les réserves !
Je commence à découvrir tes manies et tes habitudes qui m'font kiffer :
Ce verre d'eau déposé près du lit, ce lait que tu rajoutes dans ton café,
Cet accent anglais que tu maitrises, cette façon de dire "Je n'sais pas",
Ces supérieurs que tu méprises, cette façon de coller tes pieds froids,
Ces attentions que tu me prêtes, ce côté parano que tu gardes en tête,
Ces confessions sous ma couette, quand tu t'en sers comme cachette...
Ce sont tous ces petits riens qui font un tout : pour lequel je succombe !
De ces trésors lachés au quotidien mon coeur chaque jour se comble :
La graine a continué d'pousser elle a donné d'belles fleurs parfumées,
Pris dans mes pensées j'me dis qu'elles seront les seules à n'pas faner...
# Posté le vendredi 02 mai 2008 10:39
Modifié le samedi 31 mai 2008 10:52

Mon ange...

J'écris c'texte mais c'est difficile de sortir ce que tu me fais ressentir...
Je regrette de ne pas avoir la plume d'un Cabrel ou d'un Shakespeare,
Mais mon coeur enfin s'exprime, voyons maintenant ce qu'il a a dire :
Je porte le parfum du bien-être, que les jaloux viennent bien le sentir !
Je nage dans le bonheur avec toi, je bois la tasse et j'en redemande !
Au restaurant d'la joie, le serveur vient enfin d'apporter ma commande...
En parcourant ce que j'ai en tête, tu vas me ressortir que je t'idéalise,
Je suis sur que tu n'es pas parfaite, mais attend pour que je le réalise !
Tu as fait taire mon penchant mélancolique et hurler celui romantique,
Fini le temps des pensées cyniques, maintenant elles ne sont qu'idylliques...
Ma réserve et ma timidité ont trop longtemps bridés mes sentiments,
J'essaie de les surpasser pour te livrer et entendre des compliments...
Tu m'as dis cette semaine : "Dès qu't'apparais mes mots s'emmêlent",
Ca m'gène qu'les gens s'en mêlent, y aura bien plus de joie sans Mel' !
Nous sommes obligés de suivre le dicton "Pour vivre heureux, vivons cachés"
Pour éviter les "Quand dira t'on ?", j'me retiens trop souvent de clasher...
Surtout ne tiens pas toujours compte de c'que te racontes tes copines,
La seule avec qui chaque jours je te trompe...se prénomme "Nicotine" !
Chaque instant à tes côtés est emprunt de magie comme dans Harry,
Je savoure tout l'temps, comme chez Maguy quand on a "joué" à la Wii...
Dans ma tête le soleil brille, or dès qu'on sort la pluie se met à tomber,
Ceux qui veulent connaitre la météo du jour devraient nous espionner...

Après une vie brouillonne je m'éclate alors j'ai envie d'le brailler,
Mon âme bouillonne avant qu'elle éclate, j'te dis quitte à m'griller :
"Mon coeur part en déroute et dans tes yeux ma vie s'déroule,
J'oublis tout c'qui m'dégoute car le vrai bonheur enfin déboule ! "

J'ai le bonheur comme tremplin, à trop sauter de joie j'vais toucher l'ciel,
Après m'être tant plaint j'm'aperçois qu'mes peines étaient superficielles !
C'est fou comme ces cinq lettres me font redécouvrir certaines facettes,
Dès qu'j'les entends j'pose pour Colgate, j'creuse encore mes fossettes...
J'ai plusieurs raisons d'aller au taf, aujourd'hui ce n'est plus que l'oseille,
J'y retrouve mon âme soeur, quoiqu'on fassent ont pensent "tout pareil"...
Ce qui nous différencie pour une fois, c'est que je ne crois pas en Dieu
Mais de tout coeur je respecte ta foi, je te laisse le faire pour nous deux...
J'ai mon côté skyzo qui me pousse à vouloir ouvrir les pages du Coran,
Mais si j'appercois un ciseau : j'te l'ai dis je m'enfuirai direct en courant !
J'm'en fout de ce que les gens pensent, mon coeur ne voit pas d'âge !
Nos plaies, ont se les pansent, et nos douleurs, ont se les partagent...
Avant de découvrir tout ton être, je vais tenter de décrire ton paraitre :
C'est un rayon d'soleil parmi les nuages noirs au dessus de ma tête
La plus belle bouée de sauvetage lancée au milieu de mes tempêtes,
Celle qui m'tempère, sans qui j'manque d'air, voilà pourquoi j'm'entête !
Sans mentir, des rires on s'en est tapés bien plus de quarante barres,
Tant de délires passés autour de barque de coca et de tes Carambars.
Je passe, pendant que j'y pense, un grand merci à l'inventeur du texto,
Une dédicace aussi à la Défense, à la p'tite 106 et à Flower de Kenzo...
Tous ces bons moments passés et à venir me comblent déjà de plaisir,
Je me mets maintenant à penser à l'avenir, je l'envisage avec le sourire...
On a tout les deux peur de se planter, mais ont ne peux se repousser !
La fameuse graine de l'amour est plantée, a nous de la faire pousser...
# Posté le jeudi 27 mars 2008 15:08
Modifié le vendredi 04 avril 2008 16:45

Ma grande vadrouille remix

Le poid de mes mots est trop lourd, alors ici j'les lâches,
Celui qui soigne les maux est sourd, ou alors il se cache...

Si dans la vie tout est écrit, d'un écrivain raté j'suis l'oeuvre
L'mensonge s'arrête ici, en vain, j'ai mangé des couleuvres...
J'suis à l'âge où l'on doit s'taper des "gos" à tour de bras,
C'est étrange, j'dois être manchot, car c'est loin d'êt' le cas...
Tu l'sais, l'amour bien trop tôt m'a claqué la porte au nez,
Depuis toujours, ce salaud a embarqué et planqué la clef...
Alors j'ai courru après l'bonheur, mais j'me suis essoufflé,
A voir tout'mes erreurs, j'me dis qu'je l'ai p't-être dépassé...
Ca devient critique j'suis rempli d'désespoir et d'détresse,
J'ai c'côté lunatique qui m'fait passer d'la joie à la tristesse :
A jeun j'ai la pêche, je ferrais même sourire un macchabé,
Mais ivre de peine, j'ai qu'une envie, c'est d'êt' à ses côtés...
J'compte plus ces amis qui rigolent à toutes mes blagues,
Mais combien parmis eux savent qu'c'n'est qu'une façade,
Combien ont pigés que j'plaisantais pas pour la tour Eiffel ?
Mon envol est piégé : je sauterais, bien qu'j'n'ai pas d'ailes...

Ma grande vadrouille est plus triste que celle de De Funes,
Devant ces embrouilles j'me désiste, et manque de finesse...
Les moments d'bonheur sont rares, et je n'peux rien y faire,
J'ai les idées et l'humour noir, entends l'texte d'un suicidaire...

Le croupier du destin m'a distribué la carte de la malchance,
Je traines mon chagrin comme sal'boulet d'puis mon enfance...
La mélancolie ajoute chaqu'jours des clous à mon cercueil.
Tant d'folie m'habite, des recours normaux j'fais mon deuil :
J'irai jamais voir un psy, celui qui prétendra m'comprendre,
Qui n'écoutera pas mes cris, mais n'ferra que les entendre...
Pas d'séance de groupes, à ces juges j'veux pas m'raconter,
J'suis rempli de doutes, mais j'sais bien où j'me suis planté...
J'connais pas ma route, mais j'sais déjà que j'me suis égarer,
Ma triste vie m'dégoute, en voyant mes choix, je suis effaré...
J'ai bêtement batît mes rêves sur les fondations de l'espoir,
S'offrant une grève, j'suis victime d'son abandon chaqu'soir...
Triste affaire hein ? y aura même pas d'quoi en faire une parodie !
J'connais l'enfer, j'voudrais voir à quoi ressemble le paradis...
J'quitte tous ces conflits après m'êt'confié à mon entourage,
J'suis l'pilote de ma vie ? alors j'veux foirer mon aterrissage...

C'est chaud, j'pars en bad-trip et j'me sens l'pigeon du ball-trap
De cet égo-trip, j'sais qu'de toute façon tout l'monde s'en tape !
Fini la moq'rie des mots creux, j'laisse enfin monté ma rage,
Et j'dis bon débarras à tous ceux qui m'ont bondés d'barrage...

L'eau de la routine se rajoute à mon moulin d'mélancolisme,
La vie est faite de combines dont j'ai pas trouvé l'mécanisme...
Pour le masquer au r'gard du monde, j'ai du faire tant d'efforts,
J'ai hâte d'êt' dans la tombe pour qu'on m'lance enfin des fleurs...
J'écoute les conseils de mes potes mais j'les respectent à tort,
Au concert des plaintes j'ai toujours été l'plus fidèle spectateur !
J'viens décharger mon cargot d'malheur avant d'retirer les attaches
Pour mettre un terme à ma douleur il ne m'reste que 1665 marches
J'ai serré la paluche de tous mes sauces et d'mes collègues du taf,
Ceux qu'j'fais rire comme Coluche et m'surnomment Gaston Lagaffe.
Désolé pour ceux qui m'en veulent, mais j'trouve ma vie si conne,
J'ai beau chercher j'vois pas l'oeil qui s'trouve au centre du cyclone...
Enfin j'veux faire c'qui me chante, même si ça f'ra déchanter,
Désolé mais la faucheuse me tente et d'la voir j's'rai enchanté...
M'an : félicitations pour avoir réussi a supporté ce sacré fils,
J'te demande pardon pour tout, et surtout pour ce sacrifice...
# Posté le lundi 18 février 2008 18:10
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:46

Les vacances au camping, racontées par un blasé... suite et fin.

Mais je me suis écarté, pour l'instant les vacances ne sont pas finies. Il reste encore les soirées au bar du camping, à discuter avec des inconnus qui deviendront des amis si on a le plaisir de les revoir tous les ans. Bien sur, le camping organise ses fameuses "soirée à thème", ou tout un chacun rivalise de ridicule pour être élu le vacancier le plus libre, ou le plus con. Il y a aussi les journées de pluies, passées sous la tente à jouer aux cartes, aux jeux de société qu'on a eu la bonne idée d'emporter, ou que la supérette du camping se fait un plaisir de vendre trois fois plus chers qu'en magasin. On va sous le bénéfique auvent de ses riches amis rencontrer au bar, ou sur la plage, qui ont le luxe de posséder une caravane. Et avec eux, on parle de notre année, de notre travail, des soucis qu'on a pas en étant au camping, mais dont on ne peut s'empêcher de raconter. On regarde, ou participe, au championnat du monde de pétanque du camping. Là où se trouve tous les poivrots refoulés de l'année, le verre de pastis à la main, et la blague potache ou scabreuse au bout des lèvres. On croise ces vieux qui viennent là depuis leur naissance et qui ne vont jamais à la plage. Ils préfèrent rester au frais du climatiseur ou du ventilateur acheté par des enfants précautionneux qui ont vu les dégâts causés par la canicule de 2003. Tout le monde les connait, et ils connaissent tout le monde, parfois plus que l'on ne le pense. On ne les croise pourtant jamais au sanitaire, car ils ont depuis longtemps leurs propres toilettes, et la vieille fait la vaisselle dans sa bassine. C'est sa plus grande action de la journée, ce spectacle est donc a ne pas rater. Le vieux, lui, regarde le tour de France, ou lis le journal, en dégustant un bon petit vin local pendant que sa mégère le lui reproche. Les chiards qui font tant chier sur la plage sont là aussi, ils jouent. Oh, pas des jeux calmes, non ! Tout ce qui peut faire le plus de bruit, de poussière, ou de dégâts. Ca fait bien longtemps qu'ils ont foutu à la poubelle leur cahiers de vacances achetés par une mère un peu inconsciente sur ce coup là. Ils font du vélos, se cassent la gueule, et finalement chialent pendant qu'on les recouvrent de sparadraps à l'éffigie de leur héros du moment. Ils sont en maillot de bain toute la journée, ils vont porter ce vêtement pendant deux mois, il est seulement lavé par l'eau de la mer, ou pour les plus assiduent, l'eau de la douche. Les jeunes et les moins jeunes pendant ce temps là bougent leurs culs sur les hits de l'été. Ce sont des chansons joviales, faites par des artistes qui ont signés leur premier et, souvent, dernier contrat en même temps. Ces hits trouveront quand même leurs places dans des compiles ringuardes, achetées pour se défouler et se moquer de soi même. En effet, c'est toujours un plaisir de les réécouter et de se dire qu'on a aimé danser sur ça. Enfin, ou malheureusement, arrive la fin des vacances. Il faut plier cette foutu tente, en priant pour qu'il ne pleuve pas et qu'on ne soit pas obliger de la rouler en boule et de l'entasser dans le coffre. On va à l'accueil voir le sourire du gérant. Ce dernier ne sourit d'ailleurs que deux fois, au moment où l'on arrive, et au moment où l'on repart, car c'est là que ces bénéfices rentrent en jeux. Ils nous convient à revenir l'année suivante en nous appelant par notre prénom, n'y voyons pas une quelconque marque de familiarité, il l'a simplement retenu pour dix secondes, le temps de le voir sur notre chèque ou sur notre carte bleue. On passe une dernière fois voir ses amis d'été, ceux dont on ne se souviendra que vaguement du prénom deux mois plus tard. Et puis c'est le retour dans les bouchons, en train de tambouriner comme un malade sur le klaxon, croyant que ça va miraculeusement déblayer le chemin devant soi. Et c'est reparti pour une année de merde au boulot, avant le plaisir des prochaines grandes vacances...
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# Posté le mercredi 19 décembre 2007 11:04
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:44

Les vacances au camping, racontées par un blasé... suite

Quand ils ont trainés ou portés toute la journée un bardat beaucoup trop lourd, on retrouve quand même ces jeunes en train d'essayer de draguer dans les boites de nuit branchées, alors qu'ils sont claqués. Dans ces même boites, ou les filles se tartinent la tronche de maquillage et mettent une heure à choisir leur robe alors que de toute façon elles seront dans le noir et qu'on ne verra que très sommairement leurs visages. Leurs rimelles coulera lorsqu'elles auront tentées de bouger leurs cul comme Shakira pendant deux heures. Dans ces endroits, la lumière est tamisée au maximum pour laisser une chance aux moches, et le DJ recruté pour l'été pousse aussi la musique à fond, pour laisser une chance à ceux qui n'ont pas de conversation. Mais attention, faut quand même pas se louper, car c'est pendant ces deux mois que ces jeunes vont connaitre leur première expérience amoureuse, et pour les plus chanceux, sexuelle. Ils vont s'attendre dans les sanitaires du camping, comme si c'était l'endroit le plus romantique pour draguer, et commencer à flirter. C'est la période où ils s'offrent des bracelets minables achetés sur le marché, ou pour les plus atteints, confectionnés amoureusement de leurs mains. Ils affichent alors ce stupide trophée, autour du cou ou sur le poignet, comme si c'était une alliance, un message pour dire aux autres : je suis pris ! Bien sur, c'est les vacances, alors ce cadeaux qui leur a été offert, peux très bien se transformer en présent pour une nouvelle conquête. Et voilà que ce bout de ficelle passe de cous en cous ou de poignets en poignets si l'être épris n'avait pas eu la bonne idée d'inscrire le prénom de son bien aimé sur le "bijoux". Car bien sur, le temps des vacances, la polygamie n'est ni un tabou, ni un mode de vie rejeter par la société. Chacun est fier d'annoncer la liste de ses conquêtes, même si la dernière est au bras de son meilleur ami. C'est avec sourire, et sans compassion que l'on dresse les atouts et les faiblesses de chaque filles ou garçons des soirées. Et puis c'est la fin des vacances, l'adieu à leur très cher. Les larmes pour ces Juliette coulent abondamment sur leurs joues, elles restent inconsolables pendant tout le trajet du retour. Elles pensent à leur Roméo de pacotille auquel elles ont données un énième dernier baiser, long et humide. Bien sur, ils se sont échangé leurs adresses et leurs numéros de téléphone. Cette correspondance durera jusqu'à la fin du premier mois de la rentrée scolaire. Où il raconteront à leurs amis qu'ils sont sortis avec le mec ou la fille la plus bonne du camping, alors que c'était les trois quart du temps le seul thon, ou la seule baleine pas encore pêchée par les autres.
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# Posté le lundi 03 décembre 2007 07:54
Modifié le jeudi 28 février 2008 13:43